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26.05.2008

456 heures

Journée difficile.  Je me suis sens fatiguée, sans arrêt. Toujours cette envie de dormir. Je ne parviens à concentrer mon esprit sur rien, je prends beaucoup de retard dans mon travail. 

J'ai emprunté des livres sonores à la bibliothèque : une histoire des mythes de JC Carrière, des conférences de Foucault (magiques !), des poème de Villon lus par Bashung.

Je m'allonge, mets les écouteurs et me laisse bercer par la voix chaude qui me raconte comment les myhtes ont voyagé, et leurs métarmophoses. La voix m'apaise. C'est à moi qu'elle s'adresse. je me laisse balloter par les intonations.

Enfant, j'avais toute une série de vyniles qui racontaient l'histoire de JS Bach et magdalena, de Pierre et le Loup, de Enfants du capitaine Grant (J. Verne). J'avais complètement gommé de ma mémoire le plaisir sécurisant que je ressentais à l'écoute. 

 

Le sevrage laisse ressurgir les émotions enfouies. C'est en cela qu'il est à la fois déléctable et insupportable.

 

 19x24 heures sans alcool. 

 

25.05.2008

Fiesta over : 432 heures

871812265.jpgAu dernier moment, je me suis dégonflée. Bien qu'on m'ait promis des litres de thé à la menthe bienfaisants, j'ai senti la bête qui me titillait l'estomac. Alors, j'ai avalé un tranxène, j'ai mis mes écouteurs avec les beach boys à fond les tympans et je me suis roulée dans ma couette en attendant que le dragon visqueux se rendorme pour quelques heures de répit.

Je ne suis pas allée au concert. Je n'ai pas prévenu, j'ai coupé mon mobile. Une fois de plus je me suis dégonflée.  C'est un lapin de plus dans mon clapier.

Mais je n'ai bu que du Perrier !

24.05.2008

408 heures

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 J'entame mon 17 jours d'abstinence. Je suis devenue complètement addict aux mister freeze ( c'est très freudien, besoin de suscion, de remplir la bouteille vide que je suis. Raqppelez-vous du capitaine Haddock imaginant Tintin en bouteille de rhum...)

Ce soir, première fiesta. Je sens que la tentation va être forte. Je vais me préparer des litres de smoothies...

 C'est bon de ne pas boire, bon de se laisser réveiller par les rayons du soleil filtrant au travers des stores ;

chaque matin est une fête. Je me sens forte et tellement fragile.

Vigilance et humilité...

J'attends mon admission en post-cure : 5 heures de thérapie par jours, couché à 22H30, pas d'ordi ni mobile. C'est le prix à payer.

Se couper du monde pour comprendre pourquoi l'alcool nous enserre, nous broie, fait de nous des monstres.

 

Tenir jusqu'à l'admission. Mon Dieu, TENIR !!!!! 

 

 

 

07.05.2008

Raté

Hier soir, j'ai bu... Je recommence à arrêter.

 

05.05.2008

GLOUGLOU GAROU !

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 Je bois lorsque le crépuscule tombe sur la ville.

Insecte, attiré inéluctablement par le scintillement des bouteilles,

je remplis mon corps de liquides brûlant le gosier jusqu'à devenir glouglou garou.
 
Le matin qui suit l'ivresse me montre des cadavres dont je ne veux plus faire partie.  

 

J'ai la gerbe.
 
L'estime dans les chaussettes, Je me sens presque morte.

Mon lit devient un tombeau.
 

Alors, j'arrête maintenant.

Cela fait une dizaine de fois que j'arrête et autant que je recommence. 
 
24 heures. 

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